Documentaires

Merci Patron de François Ruffin

Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a été délocalisée en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, risquant désormais de perdre sa maison. C’est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir, frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le coeur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre un Goliath milliardaire ? Du suspense, de l’émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picards réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l’homme le plus riche de France ?

Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent

Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Profils paysans de Raymond Depardon

Profils paysans de Raymond Depardon

Le cinéaste-photographe Raymond Depardon propose ici un voyage dans le monde rural en trois films réalisés sur plusieurs années. Il dresse pour la postérité un portrait plein de tendresse des paysans, une catégorie socio-professionnelle trop souvent oubliée, que seules des catastrophes climatiques ou des épizooties mettent sous les feux de l’actualité.

Les Glaneurs et la glaneuse d’Agnès Varda

Les glaneurs et la glaneuse d'Agnès Varda

Un peu partout en France, Agnès a rencontré des glaneurs et glaneuses, récupereurs, ramasseurs et trouvailleurs. Par nécessite, hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des autres. Leur univers est surprenant. On est loin des glaneuses d’autrefois qui ramassaient les épis de blé après la moisson. Patates, pommes et autres nourritures jetées, objets sans maître et pendule sans aiguilles, c’est la glanure de notre temps. Mais Agnès est aussi la glaneuse du titre et son documentaire est subjectif.

Le temps des grâces de Dominique Marchais

Le temps des grâces de Dominique Marchais

Une enquête documentaire sur le monde agricole français aujourd’hui à travers de nombreux récits : agriculteurs, chercheurs, agronomes, écrivains… Un monde qui parvient à résister aux bouleversements qui le frappent – économiques, scientifiques, sociaux – et qui, bon gré mal gré, continue d’entretenir les liens entre générations. Un monde au centre d’interrogations majeures sur l’avenir.

Livres

L’entraide de Gauthier Chapelle et Pablo Servigne

Dans cette arène impitoyable qu’est la vie, nous sommes tous soumis à la « loi du plus fort », la loi de la jungle. Cette mythologie a fait émerger une société devenue toxique pour notre génération et pour notre planète.

Aujourd’hui, les lignes bougent. Un nombre croissant de nouveaux mouvements, auteurs ou modes d’organisation battent en brèche cette vision biaisée du monde et font revivre des mots jugés désuets comme « altruisme », « coopération », « solidarité » ou « bonté ». Notre époque redécouvre avec émerveillement que dans cette fameuse jungle il flotte aussi un entêtant parfum d’entraide…

Un examen attentif de l’éventail du vivant révèle que, de tout temps, les humains, les animaux, les plantes, les champignons et les micro-organismes – et même les économistes ! – ont pratiqué l’entraide. Qui plus est, ceux qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas forcément les plus forts, mais ceux qui s’entraident le plus.

Pourquoi avons-nous du mal à y croire ? Qu’en est-il de notre ten­dance spontanée à l’entraide ? Comment cela se passe-t-il chez les autres espèces ? Par quels mécanismes les personnes d’un groupe peuvent-elles se mettre à collaborer ? Est-il possible de coopérer à l’échelle internatio­nale pour ralentir le réchauffement climatique ?

À travers un état des lieux transdisciplinaire, de l’éthologie à l’anthro­pologie en passant par l’économie, la psychologie et les neurosciences, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle nous proposent d’explorer un im­mense continent oublié, à la découverte des mécanismes de cette « autre loi de la jungle ».

Nous aurions dû rester des singes de Gaël Derive

Gaël Derive, 40 ans, docteur ès sciences, est aujourd’hui l’un des experts les plus actifs et les plus engagés sur les questions de dérèglement climatique, auteur de deux documentaires dont « Une planète et une civilisation (2012) » projeté par Ecol’Aube festival le 3 octobre 2014. Une planète et une civilisation (2012). L’auteur a osé sortir des rapports scientifiques pour aller éprouver les effets déjà bien réels du dérèglement climatique. De ces rencontres à travers toute la planète, le scientifique revient bouleversé, avec cette certitude : si l’on veut éviter à l’humanité de demain la précarité alimentaire, l’absence d’eau potable, l’errance climatique et l’extension des violences, il faut se saisir de cette crise comme d’une chance pour construire des modèles économiques et sociaux qui nous permettront de « prospérer sans croissance ». Faute de quoi, peut-être eût-il mieux valu rester des singes…

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi Vers la sobriété heureuse de Pierre Rahbi

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi

« J’avais alors vingt ans, et la modernité m’est apparue comme une immense imposture. » Dans cet ouvrage, Pierre Rabhi apporte son témoignage sur ce qu’il appelle la « sobriété heureuse », prise en tant que réelle valeur de bien-être, force de libération physique et morale.

Profession : Animal de laboratoire d’Audrey Jougla

La journaliste et philosophe raconte son enquête dans des laboratoires français publics et privés, pour un documentaire caméra cachée sur les tests menés sur les animaux et la prise en compte de la souffrance animale.

Écologie et politique d’André Gorz/Michel Bosquet

Des choix de société n’ont cessé de nous être imposés sous couvert de choix techniques. S’il se sert des mêmes outils, le socialisme ne vaudra pas mieux que le capitalisme; s’il perfectionne les pouvoirs de l’État sans favoriser en même temps l’autonomie des communautés et des personnes, il risque de basculer à son tour dans le technofascisme. L’expansion de cette autonomie est au centre de l’exigence écologiste. Elle suppose une subversion du rapport des individus à leurs outils, à leur consommation, à leur corps, à la nature.

Ce livre est impressionnant ! Écrit en 1975, il reste tout à fait pertinent aujourd’hui !

Écologica d’André Gorz

« Que nous sommes dominés dans notre travail, c’est une évidence depuis cent soixante-dix ans. Mais non que nous sommes dominés dans nos besoins et nos désirs, nos pensées et l’image que nous avons de nous-mêmes. C’est par lui, par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre. Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain vers 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à venir, mais que les gens étaient bien incapables de définir de quoi seraient faits leurs 50 % de consommation supplémentaire.
En partant de la critique du capitalisme, on arrive donc immanquablement à l’écologie politique qui, avec son indispensable théorie critique des besoins, conduit en retour à approfondir et radicaliser encore la critique du capitalisme. Je ne dirais donc pas qu’il y a une morale de l’écologie, mais plutôt que l’exigence éthique d’émancipation du sujet implique la critique théorique et pratique du capitalisme, de laquelle l’écologie politique est une dimension essentielle. »

Recettes de cuisine

Beignets de potiron au sucre et à la cannelle (Recette portugaise)

Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes.

Ingrédients (pour 20 personnes) :

  • 1kg de potiron
  • 1kg de farine
  • 1 cube de levure de boulanger
  • 2 pincées de sel
  • 150gr de sucre semoule
  • 10g de cannelle
  • huile de friture
  • friteuse

 

Préparation de la recette

Faire bouillir 1,5 litre d’eau dans un faitout.
Ajouter la chair du potiron et laisser cuire.
Enlever la chair cuite et la passer au mixeur pour obtenir une purée, ajouter une pincée de sel et laisser tiédir.
Conserver l’eau de cuisson.
Dans un bol, émietter la levure de boulanger et ajouter une louche d’eau de cuisson avec une pincée de sel et mélanger de bout des doigts.
Dans une grande bassine, ajouter la farine et la purée de potiron, mélanger avec les mains.
Ajouter ensuite le contenu du bol (eau + levure) et mélanger énergiquement l’ensemble (en tapant la pâte), toujours avec les mains, la pâte obtenue doit être suffisamment élastique, si besoin rajouter de l’eau de cuisson ou de la farine.
Saupoudrer le dessus de farine et couvrir d’un torchon.
Laisser reposer la pâte dans un endroit tiède, elle doit doubler de volume.
Entre temps, préparer dans un plat creux 150 grammes de sucre et 10 grammes de cannelle.
A l’aide d’une cuillère, prélever un peu de pâte et cuire dans la friture en retournant les beignets.
Les retirer et laisser égoutter. Les rouler dans le mélange sucre + cannelle.

Velouté de patates douces au curry et coriandre

Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 30 minutes

Ingrédients (pour 6 personnes) :

  • Une cuillère à soupe d’huile
  • Un gros oignons coupé en fines tranches (de préférence rouge)
  • Une cuillère à soupe de gingembre râpé (et non en poudre, c’est important)
  • 4 gousses d’ail écrasées
  • Une cuillère à soupe de curry en poudre (j’ai un faible pour le madras mais n’importe lequel fera aussi l’affaire)
  • Un kilogramme de patates douces pelées et coupées en petits cubes
  • Un litre de bouillon de volaille
  • 40 centilitres de lait de coco
  • Une petite poignée de coriandre fraîche ciselée
  • Des petits croûtons (facultatifs)

Préparation de la recette:

Faire revenir l’oignon quelques minutes dans l’huile.
Ajouter l’ail, le gingembre et la poudre de curry. Remuer.
Mettre les morceaux de patates douces dans ce mélange.
Verser le bouillon.
Porter à ébullition puis laisser mijoter à couvert pendant 20 à 30 minutes (jusqu’à ce que les patates soient cuites, vérifier avec la pointe d’un couteau).
Enlever la casserole du feu.
Laisser un peu refroidir.
Mixer.
Remettre à nouveau sur le feu.
Mettre le lait de coco et ajouter la coriandre ciselée (en garder pour mettre dans les bols au moment de servir, en décoration).

Déguster.