L’actualité écolo

Communiqué exceptionnel : le covid-19, un drame pour sauver le monde ?

Chers amis, chers camarades, chers voisins,

Nous vivons décidément une époque chaotique. Nous n’avons pas été préparés à vivre ce genre de catastrophe. Même pour ceux qui s’attendaient à un effondrement, la situation paraît irréelle, sortie d’un mauvais film de fiction. Sauf qu’il y a de vrais malades et de vrais morts.

Mal préparés face à la catastrophe

Nous tenons à remercier et à féliciter le travail du personnel soignant et de toutes celles et ceux qui contribuent, d’une manière ou d’une autre, à combattre ce fléau. Nous regrettons que nos pouvoirs politiques, depuis des décennies, aient méthodiquement détruit les hôpitaux. Beaucoup de soignants avaient pourtant tiré la sonnette d’alarme : les hôpitaux manquaient de personnel, de moyens et de capacité d’accueil. Pour toute réponse : le bed management – c’est-à-dire, utiliser des ordinateurs pour éviter qu’il y ait des lits inoccupés. Outre l’infiltration des méthodes de management et les notions de rentabilité, comme d’autres services publics – l’énergie, la poste, les transports, l’éducation, la recherche d’emploi… -, la santé est perçue comme un marché juteux potentiel. On en oublie le caractère primordial. Sans tout cela, nous aurions pu être mieux préparés. Les services de réanimation n’auraient pas aujourd’hui à choisir entre nos malades. Ou en tous cas, pas si rapidement.

Manifestations à Troyes et partout en France du personnel soignant en 2019 pour sauver l’hôpital public

Les mesures de confinement nous permettront, nous l’espérons, de réduire le nombre de malades et de morts. Le gouvernement a eu une réaction pour le moins ambiguë. Tardives, ces mesures manquent de préparation et de clarté. Il faut néanmoins absolument respecter strictement les consignes de sécurité et éviter le plus possible les déplacements et les rencontres. Pour le bien de toutes et de tous, toute autre activité que le strict nécessaire doit être proscrite ! Allons même plus loin : réorientons l’économie du pays pour répondre aux besoins spécifiques de cette crise sanitaire.

Hélas, il faut aussi le dire : cette pandémie, aussi terrifiante soit-elle, n’est peut-être pas grand-chose comparée aux dangers environnementaux. Le réchauffement climatique, l’érosion des sols et la chute de la biodiversité peuvent potentiellement créer des périls beaucoup plus longs et plus dangereux. D’ailleurs, les pandémies, elles-mêmes, ne seraient pas sans lien avec l’écologie. Pour pouvoir faire face à ces épreuves, prenons enfin la mesure des enjeux. À toutes les échelles – locales, nationales et internationales -, œuvrons pour réduire les risques de nouvelles pandémies, de montée du niveau de la mer, de disparition des abeilles, d’épuisement des ressources, etc. tout en nous préparant à faire face malgré tout à ces problèmes.

Deux voies possibles

Après la pandémie du Covid-19, certaines entreprises, certains artisans et certaines associations risquent de faire faillite. Il y aura donc un avant et un après. Mais quel est cet après ?

Deux scénarios sont possibles : peu ou prou celui de la sortie de la Première Guerre mondiale, on continue comme avant, en pire. Les gouvernements profiteront de la crise pour essayer d’ajouter de nouvelles mesures libérales et austéritairesd’ailleurs, ils ont déjà commencé. On peut aussi, comme l’avait fait le Conseil National de la Résistance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dessiner un autre monde. Le film Demain, l’appel Un bond vers l’avant, le Manifeste pour un nouvel internationalisme des peuples en Europe, le numéro « Changer la vie » du magazine Manière de voir ou encore les idées d’André Gorz peuvent notamment nous y aider.

Voilà en effet une opportunité inédite de changer les mentalités et de transformer l’économie. Déjà, la pollution a fortement diminué – ce qui aurait sauvé en Chine vingt fois plus de vies que le virus n’en a ôté. Désormais, dans le monde entier, dans toutes les classes sociales, nous découvrons notre fragilité et nous modérons notre toute-puissance. Peut-être qu’il serait temps d’abandonner les secteurs les plus nocifs pour l’environnement et les hommes ; profitons-en aussi pour limiter drastiquement la publicité. Malgré ça, la fin de la crise sanitaire n’est pas synonyme de chômage et de misère à condition de mettre en place, très vite, un gigantesque plan de relance écologique, comprenant, par exemple :

  • La rénovation des services publics tels que la santé, la recherche, la justice, l’éducation, le transport, etc. en grave difficulté depuis plusieurs décennies de politiques néolibérales. Parce qu’ils appartiennent aussi au bien commun, soutenons l’art et la culture à travers des structures pérennes !
  • La prise en compte des systèmes écologiques dans tous les domaines. À titre d’illustration, en agriculture, formons tous les paysans à l’agroécologie, varions les cultures et leur rotation, favorisons la permaculture, créons des réseaux de distribution en circuit court, etc.
  • La mise en place d’une stratégie industrielle. Doit-on soutenir et relocaliser certaines industries – lesquelles ? -, favoriser les coopératives et/ou les productions artisanales, allonger la garantie des objets à 5 ou 10 ans, ou encore mettre en place des ateliers de réparation dans toutes les villes ?
Les ZAD – ici, Notre-Dame-Des-Landes et le Jardin des Lentillères à Dijon -, une source d’inspiration pour l’avenir ?

Nous créerons ainsi de très nombreux emplois de qualité : bons pour l’environnement et bons pour tous. Prenons soin de partager le travail et les richesses équitablement et réservons à chacun du temps libre pour exercer des activités en dehors de la sphère marchande. C’est ambitieux ! Cela nécessite des moyens comparables à ceux déployés au sortir de la seconde guerre mondiale. De multiples possibilités s’offrent à nous pour financer la construction d’un nouveau monde : création monétaire, impôts sur les plus grandes fortunes et les plus gros revenus – les fameux 1% -, taxes sur les activités néfastes pour la terre et les hommes. Nous pouvons également récupérer beaucoup d’argent perdu dans l’évasion et l’optimisation fiscale.

La pandémie du Covid-19 est une calamité mais essayons d’en profiter pour en tirer des leçons et s’interroger : de quoi avons-nous vraiment besoin et comment l’obtenir ? Après cette épreuve, la vie ne doit pas continuer : elle doit renaître !

Les origines du nucléaire : le Monde comme Projet Manhattan

Mardi 26 novembre 2019 à 19h à La Maison des Associations (63 avenue Pasteur, 10000 Troyes). Conférence organisée par Ecol’Aube et le CEDRA, dans le cadre du Cycle de conférences Grand-Est Automne 2019

L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Cela est particulièrement vrai s’agissant du nucléaire, car les enjeux politiques, militaires et idéologiques liés à cette question ont toujours été et restent énormes. Aussi est-il nécessaire de revenir sur sa genèse afin d’en saisir les conséquences passées, présentes et futures. En outre, prendre en compte toutes les dimensions du nucléaire permet de comprendre à quoi nous avons affaire et, ce faisant, de mieux nous opposer à « cette figure de la mort la plus terrible que l’humanité ait jamais inventée ».

On vous propose donc un petit voyage dans le passé…

Début août 1945, le monde – sidéré – découvre la puissance du feu nucléaire présentée, dans les journaux, comme une « grande révolution scientifique ». Les « cibles » Hiroshima et Nagasaki, choisies dans le but de « causer le maximum de dégâts et de pertes en vies humaines », sont l’aboutissement inéluctable du « projet Manhattan ». Initié et mené dans le plus grand secret, il a réuni, quatre années durant, la fine fleur de la science internationale, les industries de pointe états-uniennes (de Monsanto à Westinghouse) et la puissance de l’État adossé à son armée.

Retraçant en un récit solidement documenté l’histoire secrète de ce projet, Jean-Marc Royer montre comment la recherche d’une « solution totale » prit vite le pas, dans les esprits des concepteurs, sur toute considération humaine. C’est le point de bascule qui inaugure « la guerre généralisée au vivant » que mène aujourd’hui la civilisation capitaliste.

Intervenant : Jean-Marc Royer, ingénieur, diplômé de l’École nationale d’aviation civile et de l’université en histoire, ex-cadre supérieur d’Aéroports de Paris, ex-dirigeant du syndicat de cadres CGT d’Orly, et auteur de l’ouvrage Le Monde comme Projet Manhattan.

2ème Festival des idées gesticulantes

Fort du succès du premier Festival des idées gesticulantes en 2018, Ecol’Aube Festival s’associe avec la Fédération Départementale de la Maison des Jeunes et de la Culture de l’Aube, LÉclairCit, e-graine et deux nouveaux partenaires : artisans du monde et la brasserie la Roof, pour vous proposer cette année encore, une conférence gesticulée chaque samedi soir du 21 septembre au 12 octobre ! L’entrée à chacun des spectacles est à prix libre.

Plus d’informations sur le festival des idées gesticulantes sur le site internet officiel !

Le mensonge des trois petits cochons

Rendez-vous le samedi 5 octobre au Centre Didier Bienaimé à la Chapelle Saint-Luc à partir de 19h avec comme à notre habitude, de quoi manger et boire (avec modération) !

Manuel Moreau, lors de sa conférence gesticulée

Cette conférence gesticulée redonne ses lettres de noblesse à la construction paille et bois tant décrite dans le conte célèbre.
Entre isolation écologique et jonglerie, entre épuisement des ressources et clowneries, cette conférence propose de faire le point sur l’habitat écologique et l’urgence d’agir pour changer notre société.

Voici un petit aperçu du contenu de ce spectacle :

Connaissez-vous André Gorz ?

L’un de nos membres a réalisé un film sur un écolo incontournable, André Gorz.

Ses écrits sont aujourd’hui d’une actualité brûlante pour comprendre les mutations de notre époque.
Le documentaire-fiction fait référence à son plus grand succès, Lettre à D., lettre d’amour adressée à sa femme, alors souffrante d’un cancer et âgée de 82 ans. Le film a été tourné en grande partie dans l’Aube puisque André Gorz et sa femme y ont vécu les vingt dernières années de leurs vies.

une tournée de projection commence ce dimanche. Six dates sont prévues dans l’Aube : à Souligny, Bar sur Aube, Sainte-Savine, Chennegy, Nogent-sur-Seine et Vosnon mais aussi ailleurs, à Auxerre, Paris, Lille, Bruxelles, Metz, Commercy et dans le Larzac !

Vous pouvez retrouver la bande annonce et plus d’informations sur le site internet : andregorz.fr . On compte sur vous pour partager l’information !

 

2ème cafécolaube : donner une valeur financière à la nature, est-ce efficace pour la sauver ?

Vendredi 5 juillet à 19h, bar expression libre – gratuit

Pour ce deuxième Cafécol’aube, nous vous proposons de débattre sur l’intérêt de monétariser une forêt ou une espèce animale afin d’en assurer la préservation ou de pouvoir estimer un montant d’indemnisation en cas de destruction. Dans le système actuel, cette monétarisation est-elle une solution pour protéger la nature ?

Les échanges pourront se poursuivre autour d’un apéro partagé (sucré et salé bienvenus)

(Oui, tout est dans l’affiche.)

Samedi 25 mai à 14h : Grande Marche pour le climat et les urgences environnementales, Place Jean Jaurès, Troyes

Après avoir mobilisé 12 courageux lors de la première marche en octobre 2018, les rassemblements, organisés par le collectif « Dans le mur ? », n’ont fait que croître, jusqu’à réunir plus de 2 000 personnes en mars dernier !

Le 25 mai, à la veille des élections européennes, soyons encore plus nombreux pour rappeler l’urgence des enjeux environnementaux, dire que l’écologie ne doit plus être un « gadget » électoral, et exiger de nos dirigeants des réactions à la hauteur de la situation.

L’eau étant un bien précieux, nous choisirons la musique et l’art plutôt que les larmes : Batucada, fanfare et artistes de rue animeront la marche ; vos œuvres (dessins, photos, objets…) décoreront les grilles de l’Hôtel de Ville à la fin de la journée.

Un temps de parole sera laissé à tous, associations et citoyens, adultes et enfants, avant la marche.

Venez nombreux, en famille, entre amis, avec des collègues, des voisins ou des inconnus sympathiques !

Plus d’informations sur : https://www.facebook.com/events/871837399825404/

EcolAube participe à la marche pour le climat avec des chapeaux rigolos.
EcolAube participe à la marche pour le climat avec des chapeaux rigolos.

Vendredi 24 mai à 19h : Projection du film « Après-Demain » de Cyril Dion et Laure Noualhat à La Chapelle-Saint-Luc

En partenariat avec le Pôle Aubois de l’ESS, E-Graine Grand Est et la mairie de La Chapelle Saint Luc, nous vous propose une soirée festive et inspirante autour du film « Après-demain ».

« Deux ans après le succès phénoménal du documentaire Demain, Cyril Dion revient sur les initiatives que le documentaire a inspirées. Il embarque avec lui son amie Laure Noualhat, enquêtrice de renom sur les fronts de l’écologie et très sceptique sur la capacité des microinitiatives à avoir un réel impact face au dérèglement climatique. Leur confrontation pleine d’humour les pousse dans leurs retranchements : qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui échoue ? Et si, finalement, tout cela nous obligeait à inventer un nouveau récit pour l’humanité ? »

Programme de la soirée :

19h : Ouverture des portes – Buvette, restauration, exposants associatifs

20h : Projection du film « Après-Demain », suivie d’un échange en présence d’acteurs locaux

Plus d’infos

Entrée à prix libre

Adresse : Centre culturel Didier Bienaimé – 25 bis avenue Roger Salengro, 10 600 La Chapelle Saint Luc

Inscription sur l’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/644863815965679/

Pour plus d’informations sur le film : https://www.demain-lefilm.com/apres-demain

1er cafecolaube - agriculture et alimentation

Le premier cafécol’Aube le jeudi 11 avril à l’expression libre !

Nous sommes fiers de lancer notre premier cafécol’Aube, moment privilégié pour discuter sur un thème en lien avec l’écologie. Pour cette inauguration, nous parlerons alimentation et agriculture.

Nous vous avons préparé neuf questions. Vous en choisirez trois d’entre elles auxquelles nous consacrerons une bonne vingtaine de minutes chacune.

Venez nombreux à l’expression libre le jeudi 11 avril à 18h30.

1er cafecolaube - agriculture et alimentation

La Criirad, Aube durable et Aube écologie ont besoin de votre soutien.

Si vous avez trop d’argent, ce ne sont pas les bonnes causes qui manquent. Parmi elles :

  • La CRIIRAD, Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, est une association née quelques jours après le début de la catastrophe de Tchernobyl ; 6 mois après le début de cette catastrophe, elle a créé un laboratoire indépendant de mesure de la radioactivité. La santé économique de la Criirad est fragile, alors n’hésitez pas à adhérer ou faire un don.
  • Face à la décision du préfet de l’Aube autorisant la construction d’un incinérateur de déchets ménagers, l’association Aube-Durable et l’Association Aube Écologie ont décidé de saisir le tribunal administratif. Cela coûte cher. Un financement participatif a été lancé sur leetchi.
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Samedi 16 mars : marche pour le climat

Venez nombreux !

Le samedi 16 mars, pour répondre à l’appel de 140 associations et ONG pour une Marche du Siècle, et s’inscrire dans la continuité des Marches pour le Climat des mois précédents, tous les aubois.e.s sont convié.e.s à une grande manifestation partant de la Place Jean Jaurès à 14H00.

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