L’actualité écolo

Un grand merci à Candice et Hervé qui ont (lâchement) quitté l’Aube

Deux illustres bénévoles viennent de quitter le département pour de nouvelles aventures. C’est l’occasion de les remercier pour leur engagement.

Candice, fidèle camarade

Engagée pour l’écologie dans son travail à La Chapelle Saint-Luc, à Ecol’Aube et dans sa vie privée.

Candice Beaulieu a repris le flambeau de la présidence en 2015 après Christophe Mascaro – qu’on salue au passage très chaleureusement.

Candice est à la fois rigoureuse et agréable, fiable et amusante. Elle sait mobiliser autour d’elle parce qu’on la devine clairvoyante et sincère.

Hervé, Vieux loup

Hervé, danseur à ses heures perdues, est un militant écolo de la première heure.

Il a participé à la création du premier festival en 2010 avant de présider l’association de 2016 à 2018. Président décontracté, Hervé faisait confiance aux autres membres et il a ainsi contribué à renforcer davantage le fonctionnement collégial et convivial d’Ecol’Aube.

Apprécié pour son humour et son franc-parlé, nous regrettons déjà notre vétéran.

Merci pour toutes ces années de bénévolat, chez nous comme ailleurs !

Bon vent à tous les deux !

Le 3 octobre, Mathieu Dalmais a mis la question de l’agriculture sur la table !

Nous avons plusieurs raisons d’être ravis par cette conférence :

  • Vous étiez 140 spectateurs. Vu le contexte, c’est une belle réussite !
  • Même si certains ne la trouvaient pas très gesticulante, la démonstration de Mathieu Dalmais était très claire et très convaincante. La sécurité de l’alimentation est une option sérieuse pour transformer durablement et à grande échelle notre façon de produire et de consommer de la nourriture.
  • Financièrement, grâce au soutien de La Chapelle Saint-Luc et à votre générosité, cette soirée a été une bonne opération et nous permet d’envisager sereinement l’avenir de ce côté-là.
  • Heureux également d’avoir bu un canon et manger un morceau tous ensemble. En ces temps de « distanciation sociale » ou de « gestes barrières » – quelles formules horribles ! -, se retrouver dans un moment convivial autour de valeurs communes est un plaisir précieux.
  • Enfin, pour nous, c’était aussi l’occasion de partager un bon moment avec Hervé Murgier et Candice Beaulieu, deux anciens membres et présidents de l’association, qui partent pour de nouveaux horizons. S’ils ont lâchement abandonné le département, il faut néanmoins rendre hommage à nos deux compagnons exemplaires.

Projection du film « Le grain et l’ivraie » le lundi 28 septembre !

Afin de sensibiliser un nouveau public aux problématiques écologiques, nous nous sommes associés au Festival 1ère Marche (Ligue de l’enseignement) et à l’association INCA pour vous proposer un film sur l’agriculture en Argentine : Le grain et l’ivraie.

Exode rural, déforestation, destruction des sols et maladies graves, le film nous dévoile l’urgence à repenser notre modèle agricole.

Après la projection, nous proposerons de prolonger la réflexion avec deux interventions. L’association INCA évoquera le contexte de l’agriculture en Argentine. À partir d’exemples concrets dans le département, nous montrerons que des solutions existent et que de nouvelles pratiques fleurissent déjà.

Infos pratiques

  • Lundi 28 septembre à 20h30
  • Il est conseillé de réserver par téléphone, du lundi au vendredi à partir du 21 septembre de 10h à 12h et de 18h à 20h au 06 82 70 49 78
  • Projection au cinéma CGR Ciné City
  • Dans le cadre de la soirée d’inauguration du Festival 1ère Marche.

Bande-annonce

Festival des idées gesticulantes : 3 octobre – De la fourche à la fourchette… Non ! L’inverse !

6 collectifs, 4 conférences gesticulées

La Fédération Départementale de la Maison des Jeunes et de la Culture de l’Aube, Ecol’Aube Festival, LÉclairCit, artisans du monde, la brasserie la Roof et e-graine sont fiers de mettre en commun leur énergie pour vous proposer ce festival pour la troisième année consécutive.

Dès le début de l’automne, pendant un mois, nous vous proposons chaque samedi une conférence gesticulée, accompagné ou non d’un atelier. L’entrée à chacun des spectacles est à prix libre.

Mathieu Dalmais :
De la fourche à la fourchette… Non ! L’inverse !

Face aux désastres du système agroalimentaire industriel, de nombreuses alternatives fleurissent mais ne concernent qu’une partie seulement de la population… Changer l’agriculture à grande échelle implique de généraliser l’accès à une alimentation de qualité. Comment faire ? Mettre en place une sécurité sociale de l’alimentation !

  • 3 octobre à 20h30
  • 1h30
  • Accueil et buvette dès 19h30
  • Centre Culturel Didier Bienaimé à La Chapelle Saint-Luc

Un mode de production, de distribution et de consommation désastreux

Alors que les désastres écologiques, économiques et sociaux d’une agriculture industrielle ne sont plus à démontrer, les initiatives pour produire, transformer et consommer autrement fleurissent, des plus intéressantes aux plus détestables – mais bien trop souvent réservées à une partie seulement de la population. Les tenants de l’agriculture industrielle argumentent qu’elle est nécessaire pour nourrir les pauvres, et se réjouissent d’une dualisation des modèles agricoles et alimentaires qui ne la remet pas en cause et dont ils espèrent bien tirer profit. L’aide alimentaire, empêchant les plus démunis de mourir de faim, est construite comme un soutien financier et idéologique à l’agriculture industrielle, privant ainsi du droit à l’alimentation – bien différent du droit à être nourri – 5,5 millions de personnes en France. Il devient primordial de penser comment généraliser l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité et choisie, sans quoi toute transformation du monde agricole est impossible, sans quoi toute agriculture paysanne n’a d’avenir que dans la marginalité ou la récupération.

L’agriculture et l’alimentation, un choix collectif

Le choix de ce que l’on mange est primordial pour assurer la dignité de tous et toutes. Le choix n’est pas qu’un mécanisme individuel parmi des produits proposés, quand bien même le critère économique ne serait plus un frein : le véritable choix est de pouvoir choisir ce qu’il y a dans les rayons, quelles sont leurs conditions de production, quels critères économiques, sociaux et environnementaux ils respectent. C’est à dire pouvoir tous et toutes s’exprimer en tant que citoyen·nes sur notre alimentation, et non en tant que consommateurs·trices. A la notion de souveraineté alimentaire – décrite ainsi lors de la déclaration de Nyéleni en 2007 « droit des peuples à une alimentation [suffisante] saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires » – on préférera alors celle de démocratie alimentaire, pour insister sur l’importance du processus démocratique dans l’élaboration de la souveraineté pour respecter le droit à l’alimentation de tous et toutes.

La sécurité sociale de l’alimentation

Et si l’on exerçait la démocratie alimentaire grâce à une sécurité sociale de l’alimentation ? Au delà du constat, cette conférence permet également de présenter le travail de l’association « Agricultures et Souveraineté Alimentaire » d’Ingénieur Sans Frontière sur le projet de sécurité sociale de l’alimentation. Aidé par différents réseaux et notamment réseau salariat pour la compréhension des mécanismes de la sécurité sociale, déjà-là exceptionnel pour penser la notion de démocratisation d’un secteur économique, ce projet propose d’étendre le principe de cotisation pour couvrir l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité, choisie à la fois individuellement et collectivement par un fonctionnement démocratique. Un hommage à l’un des fondamentaux de l’égalité en France, qui ne demande rien de mieux pour être protégé que d’être étendu à d’autres secteurs !

Mathieu Dalmais, agronome militant

Mathieu oriente son parcours autour de l’idéal démocratique de souveraineté alimentaire. Membre d’Ingénieurs Sans Frontières depuis 11ans, aujourd’hui via l’association « Agricultures et souveraineté alimentaire », il prolonge également ce militantisme dans son parcours professionnel.

Après une première conférence gesticulée « Vous êtes l’élite de l’élite de l’élite de la France – Pourquoi je refuse mon diplôme d’ingénieur » qui propose une déconstruction de l’institution école d’ingénieur, construite en 2014, Mathieu s’intéresse aujourd’hui à un second sujet : l’alimentation. Cette seconde conférence gesticulée permet de présenter le projet de « sécurité sociale de l’alimentation« , qui a été construit avec le groupe Agricultures et Souveraineté Alimentaire d’Ingénieurs Sans Frontières et quelques aides d’autres organisations comme réseau salariat (co-fondé par Bernard Friot) ou réseau Civam, afin de mettre en avant l’intérêt du fonctionnement originel de la sécurité sociale (universalité de l’accès, financement par cotisation, conventionnement démocratique de la production) pour penser une maîtrise démocratique d’un secteur économique.

Bientôt un cinéma écolo dans l’Aube !

Le futur cinéma Utopia de Pont-Sainte-Marie sera en effet pionnier en matière d’environnement (matériaux biosourcés, à énergie positive, bas carbone, Zéro déchet, économe en eau de par ses toilettes sèches, misant sur l’économie circulaire avec la revalorisation des urines…).

Un cinéma citoyen qui mise sur le financement citoyen : que ce dernier soit le déclencheur d’un tel projet, va être un signal fort de plus pour la sphère politique et économique. Plus nous serons nombreux à le financer, plus nous enverrons un message incontournable. Plus personne ne pourra faire comme s’il n’y avait pas de solution !

Vous pouvez y contribuer gratuitement via le moteur de recherche solidaire Lilo https://www.lilo.org/utopia-cinema-durable/?utm_source=utopia-cinema-durable et à partir de septembre via une plateforme de crowdfunding classique. Pour plus d’infos et guetter les avancées c’est sur http://www.cinemas-utopia.org/U-blog/pontsaintemarie/

Le Festival 2020 aura lieu en 2021…

Chers tous,

Habituellement, notre festival a lieu tous les deux ans, à l’automne. Depuis un an, nous travaillons sur l’organisation de cette édition 2020. La crise sanitaire a causé l’annulation de nombreux événements estivaux. Malheureusement, nous n’y échappons pas. Le contexte sanitaire compromet la bonne tenue du festival et implique des contraintes d’organisation plus lourdes qu’à l’accoutumée. Nous avons donc le regret de vous annoncer le report de l’édition 2020. Cette année aurait dû être une nouvelle édition, sur 2 jours, permettant au plus grand nombre, visiteurs, partenaires et exposants, de participer activement à un événement rassembleur et convivial autour des enjeux de l’écologie. Nous souhaitons reporter le festival et son programme au printemps ou à l’automne 2021.

Nous maintenons néanmoins la soirée du samedi soir avec la conférence gesticulée, dans le cadre du programme du 3ème Festival des idées gesticulantes.

Nous aurons le plaisir de recevoir Mathieu Dalmais qui nous parlera d’agriculture, d’alimentation et nous présentera la sécurité sociale de l’alimentation !

Cette soirée gesticulante aura lieu le samedi 3 octobre à 20h30, au centre culturel Didier Bienaimé à La Chapelle Saint-Luc.

On vous demande donc d’attendre un petit peu plus encore. En attendant, vous pouvez revoir les petites vidéos du dernier festival.

Nous vous remercions de votre confiance et de votre intérêt à notre événement. Nous restons à votre disposition pour toute information relative au report de l’édition 2020 et surtout, continuez à nous suivre pour la prochaine édition !

Prenez soin de vous,
à très bientôt !

Communiqué exceptionnel : le covid-19, un drame pour sauver le monde ?

Chers amis, chers camarades, chers voisins,

Nous vivons décidément une époque chaotique. Nous n’avons pas été préparés à vivre ce genre de catastrophe. Même pour ceux qui s’attendaient à un effondrement, la situation paraît irréelle, sortie d’un mauvais film de fiction. Sauf qu’il y a de vrais malades et de vrais morts.

Mal préparés face à la catastrophe

Nous tenons à remercier et à féliciter le travail du personnel soignant et de toutes celles et ceux qui contribuent, d’une manière ou d’une autre, à combattre ce fléau. Nous regrettons que nos pouvoirs politiques, depuis des décennies, aient méthodiquement détruit les hôpitaux. Beaucoup de soignants avaient pourtant tiré la sonnette d’alarme : les hôpitaux manquaient de personnel, de moyens et de capacité d’accueil. Pour toute réponse : le bed management – c’est-à-dire, utiliser des ordinateurs pour éviter qu’il y ait des lits inoccupés. Outre l’infiltration des méthodes de management et les notions de rentabilité, comme d’autres services publics – l’énergie, la poste, les transports, l’éducation, la recherche d’emploi… -, la santé est perçue comme un marché juteux potentiel. On en oublie le caractère primordial. Sans tout cela, nous aurions pu être mieux préparés. Les services de réanimation n’auraient pas aujourd’hui à choisir entre nos malades. Ou en tous cas, pas si rapidement.

Manifestations à Troyes et partout en France du personnel soignant en 2019 pour sauver l’hôpital public

Les mesures de confinement nous permettront, nous l’espérons, de réduire le nombre de malades et de morts. Le gouvernement a eu une réaction pour le moins ambiguë. Tardives, ces mesures manquent de préparation et de clarté. Il faut néanmoins absolument respecter strictement les consignes de sécurité et éviter le plus possible les déplacements et les rencontres. Pour le bien de toutes et de tous, toute autre activité que le strict nécessaire doit être proscrite ! Allons même plus loin : réorientons l’économie du pays pour répondre aux besoins spécifiques de cette crise sanitaire.

Hélas, il faut aussi le dire : cette pandémie, aussi terrifiante soit-elle, n’est peut-être pas grand-chose comparée aux dangers environnementaux. Le réchauffement climatique, l’érosion des sols et la chute de la biodiversité peuvent potentiellement créer des périls beaucoup plus longs et plus dangereux. D’ailleurs, les pandémies, elles-mêmes, ne seraient pas sans lien avec l’écologie. Pour pouvoir faire face à ces épreuves, prenons enfin la mesure des enjeux. À toutes les échelles – locales, nationales et internationales -, œuvrons pour réduire les risques de nouvelles pandémies, de montée du niveau de la mer, de disparition des abeilles, d’épuisement des ressources, etc. tout en nous préparant à faire face malgré tout à ces problèmes.

Deux voies possibles

Après la pandémie du Covid-19, certaines entreprises, certains artisans et certaines associations risquent de faire faillite. Il y aura donc un avant et un après. Mais quel est cet après ?

Deux scénarios sont possibles : peu ou prou celui de la sortie de la Première Guerre mondiale, on continue comme avant, en pire. Les gouvernements profiteront de la crise pour essayer d’ajouter de nouvelles mesures libérales et austéritairesd’ailleurs, ils ont déjà commencé. On peut aussi, comme l’avait fait le Conseil National de la Résistance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dessiner un autre monde. Le film Demain, l’appel Un bond vers l’avant, le Manifeste pour un nouvel internationalisme des peuples en Europe, le numéro « Changer la vie » du magazine Manière de voir ou encore les idées d’André Gorz peuvent notamment nous y aider.

Voilà en effet une opportunité inédite de changer les mentalités et de transformer l’économie. Déjà, la pollution a fortement diminué – ce qui aurait sauvé en Chine vingt fois plus de vies que le virus n’en a ôté. Désormais, dans le monde entier, dans toutes les classes sociales, nous découvrons notre fragilité et nous modérons notre toute-puissance. Peut-être qu’il serait temps d’abandonner les secteurs les plus nocifs pour l’environnement et les hommes ; profitons-en aussi pour limiter drastiquement la publicité. Malgré ça, la fin de la crise sanitaire n’est pas synonyme de chômage et de misère à condition de mettre en place, très vite, un gigantesque plan de relance écologique, comprenant, par exemple :

  • La rénovation des services publics tels que la santé, la recherche, la justice, l’éducation, le transport, etc. en grave difficulté depuis plusieurs décennies de politiques néolibérales. Parce qu’ils appartiennent aussi au bien commun, soutenons l’art et la culture à travers des structures pérennes !
  • La prise en compte des systèmes écologiques dans tous les domaines. À titre d’illustration, en agriculture, formons tous les paysans à l’agroécologie, varions les cultures et leur rotation, favorisons la permaculture, créons des réseaux de distribution en circuit court, etc.
  • La mise en place d’une stratégie industrielle. Doit-on soutenir et relocaliser certaines industries – lesquelles ? -, favoriser les coopératives et/ou les productions artisanales, allonger la garantie des objets à 5 ou 10 ans, ou encore mettre en place des ateliers de réparation dans toutes les villes ?
Les ZAD – ici, Notre-Dame-Des-Landes et le Jardin des Lentillères à Dijon -, une source d’inspiration pour l’avenir ?

Nous créerons ainsi de très nombreux emplois de qualité : bons pour l’environnement et bons pour tous. Prenons soin de partager le travail et les richesses équitablement et réservons à chacun du temps libre pour exercer des activités en dehors de la sphère marchande. C’est ambitieux ! Cela nécessite des moyens comparables à ceux déployés au sortir de la seconde guerre mondiale. De multiples possibilités s’offrent à nous pour financer la construction d’un nouveau monde : création monétaire, impôts sur les plus grandes fortunes et les plus gros revenus – les fameux 1% -, taxes sur les activités néfastes pour la terre et les hommes. Nous pouvons également récupérer beaucoup d’argent perdu dans l’évasion et l’optimisation fiscale.

La pandémie du Covid-19 est une calamité mais essayons d’en profiter pour en tirer des leçons et s’interroger : de quoi avons-nous vraiment besoin et comment l’obtenir ? Après cette épreuve, la vie ne doit pas continuer : elle doit renaître !

Les origines du nucléaire : le Monde comme Projet Manhattan

Mardi 26 novembre 2019 à 19h à La Maison des Associations (63 avenue Pasteur, 10000 Troyes). Conférence organisée par Ecol’Aube et le CEDRA, dans le cadre du Cycle de conférences Grand-Est Automne 2019

L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Cela est particulièrement vrai s’agissant du nucléaire, car les enjeux politiques, militaires et idéologiques liés à cette question ont toujours été et restent énormes. Aussi est-il nécessaire de revenir sur sa genèse afin d’en saisir les conséquences passées, présentes et futures. En outre, prendre en compte toutes les dimensions du nucléaire permet de comprendre à quoi nous avons affaire et, ce faisant, de mieux nous opposer à « cette figure de la mort la plus terrible que l’humanité ait jamais inventée ».

On vous propose donc un petit voyage dans le passé…

Début août 1945, le monde – sidéré – découvre la puissance du feu nucléaire présentée, dans les journaux, comme une « grande révolution scientifique ». Les « cibles » Hiroshima et Nagasaki, choisies dans le but de « causer le maximum de dégâts et de pertes en vies humaines », sont l’aboutissement inéluctable du « projet Manhattan ». Initié et mené dans le plus grand secret, il a réuni, quatre années durant, la fine fleur de la science internationale, les industries de pointe états-uniennes (de Monsanto à Westinghouse) et la puissance de l’État adossé à son armée.

Retraçant en un récit solidement documenté l’histoire secrète de ce projet, Jean-Marc Royer montre comment la recherche d’une « solution totale » prit vite le pas, dans les esprits des concepteurs, sur toute considération humaine. C’est le point de bascule qui inaugure « la guerre généralisée au vivant » que mène aujourd’hui la civilisation capitaliste.

Intervenant : Jean-Marc Royer, ingénieur, diplômé de l’École nationale d’aviation civile et de l’université en histoire, ex-cadre supérieur d’Aéroports de Paris, ex-dirigeant du syndicat de cadres CGT d’Orly, et auteur de l’ouvrage Le Monde comme Projet Manhattan.

2ème Festival des idées gesticulantes

Fort du succès du premier Festival des idées gesticulantes en 2018, Ecol’Aube Festival s’associe avec la Fédération Départementale de la Maison des Jeunes et de la Culture de l’Aube, LÉclairCit, e-graine et deux nouveaux partenaires : artisans du monde et la brasserie la Roof, pour vous proposer cette année encore, une conférence gesticulée chaque samedi soir du 21 septembre au 12 octobre ! L’entrée à chacun des spectacles est à prix libre.

Plus d’informations sur le festival des idées gesticulantes sur le site internet officiel !

Le mensonge des trois petits cochons

Rendez-vous le samedi 5 octobre au Centre Didier Bienaimé à la Chapelle Saint-Luc à partir de 19h avec comme à notre habitude, de quoi manger et boire (avec modération) !

Manuel Moreau, lors de sa conférence gesticulée

Cette conférence gesticulée redonne ses lettres de noblesse à la construction paille et bois tant décrite dans le conte célèbre.
Entre isolation écologique et jonglerie, entre épuisement des ressources et clowneries, cette conférence propose de faire le point sur l’habitat écologique et l’urgence d’agir pour changer notre société.

Voici un petit aperçu du contenu de ce spectacle :

Connaissez-vous André Gorz ?

L’un de nos membres a réalisé un film sur un écolo incontournable, André Gorz.

Ses écrits sont aujourd’hui d’une actualité brûlante pour comprendre les mutations de notre époque.
Le documentaire-fiction fait référence à son plus grand succès, Lettre à D., lettre d’amour adressée à sa femme, alors souffrante d’un cancer et âgée de 82 ans. Le film a été tourné en grande partie dans l’Aube puisque André Gorz et sa femme y ont vécu les vingt dernières années de leurs vies.

une tournée de projection commence ce dimanche. Six dates sont prévues dans l’Aube : à Souligny, Bar sur Aube, Sainte-Savine, Chennegy, Nogent-sur-Seine et Vosnon mais aussi ailleurs, à Auxerre, Paris, Lille, Bruxelles, Metz, Commercy et dans le Larzac !

Vous pouvez retrouver la bande annonce et plus d’informations sur le site internet : andregorz.fr . On compte sur vous pour partager l’information !